Définition – Finance chrétienne

Depuis le lancement par Standard and Poor’s de son produit « SP 500 Catholic Values Index », les médias mondiaux, et notamment français, semblent avoir proclamé l’avènement de la Finance Chrétienne/ Finance Catholique. Afin d’aider à présenter les informations avec justesse et clarté, l’Observatoire a jugé opportun de rappeler quelques définitions de base:

Acteurs Financiers Chrétiens : correspond aux « Acteurs Financiers Ethiques Chrétiens » au sens de la Charta, et désigne les personnes physiques ou morales du secteur bancaire, assurantiel et financier, à but lucratif ou non, qui se réfèrent explicitement aux valeurs et aux préceptes du christianisme, à un niveau transactionnel ou organisationnel.

Charta : désigne la Charte Fondamentale de la Finance Ethique Chrétienne (Ethicae Pecuniae Christiana Charta).

DSE : désigne la Doctrine sociale de l’Eglise catholique romaine.

Finance Catholique : désigne la part de la « Finance Ethique Chrétienne » conforme à la Doctrine Sociale de l’Eglise.

Finance Chrétienne : correspond à la « Finance Ethique Chrétienne » au sens de la Charta, et désigne, sans distinction, la réunion des finances protestantes, catholique et orthodoxe dans la mesure où elles se conforment aux valeurs et aux préceptes chrétiens.

Stricto sensu, la Finance chrétienne inclut: (i) les Acteurs Financiers Chrétiens, (ii) les Principes Financiers Chrétiens et (iii) les Pratiques Financières Chrétiennes.

Lato sensu, la finance chrétienne inclut : (iv) les acteurs financiers similaires aux Acteurs Financiers Chrétiens (désignés « acteurs chrétien-compatibles »), (v) les principes similaires aux Principes Financiers Chrétiens (désignés « principes chrétien-compatibles »), et (vi) les pratiques financières similaires aux Pratiques Financières Chrétiennes (désignées « pratiques chrétien-compatibles »).

Finances éthiques : désigne les finances profanes (finance responsable, finance solidaire) et religieuses (fi­nance chrétienne, finance islamique), qui se caractérisent toutes par le fait qu’elles appliquent des critères extra-financiers (développe­ment durable, éthique, morale religieuse).

Finance Orthodoxe : désigne la part de la Finance Ethique Chrétienne au sens de la Charta conforme aux principes financiers orthodoxes.

Finance Protestante : désigne la part de la Finance Ethique Chrétienne au sens de la Charta conforme aux principes financiers protestants.

Pratiques Financières Chrétiennes : désigne les pratiques (transactionnelles, organisationnelles, infrastructurelles, ou individuelles) des Acteurs Financiers Chrétiens qui sont conformes aux Principes Financiers Chrétiens.

Principes Financiers Chrétiens : correspond aux « Principes Financiers Ethiques Chrétiens » au sens de la Charta, et désigne les principes applicables aux activités bancaires et financières qui se réfèrent explicitement aux valeurs et aux préceptes chrétiens. On peut distinguer les principes d’origine cléricale (« Principes Financiers Cléricaux ») et les principes d’origine laïque (« Principes Financiers Laïcs ») ; les principes d’origine doctrinale (« Principes Financiers Doctrinaux ») et ceux d’origine biblique (« Principes Financiers Bibliques ») ; ceux qui concernent les infrastructures financières (« Principes Financiers Généraux ») et ceux qui ont vocation à s’appliquer au niveau transactionnel (« Principes Financiers Opérationnels »).

Structures de Péché Financier : correspond aux objectifs et comportements non vertueux au sens de la Charta, et dé­signe les faits, mécanismes, systèmes qui, dans le secteur financier, peuvent être considérés comme socialement abusifs ou néfastes, et constituant des vices au regard des valeurs et des préceptes chrétiens.
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