Situation de la finance chrétienne au Kenya et en Côte d’Ivoire

Sur le continent africain, la situation de la finance chrétienne est marquée par un nombre limité d’acteurs, tous constitués d’institutions de microfinance. A titre indicatif, nous présentons l’état de ce sous-secteur au Kenya et en Côte d’Ivoire.

 Au Kenya, ce sont :

– ECLOF KENYA ;

– USHINDI COMMERCIAL BANK (en création);

SMEP MICROFINANCE BANK;

– CARITAS MICROFINANCE BANK

Ces quatre institutions financières qui animent le sous-secteur de la finance chrétienne au Kenya ont une histoire très récente. A ce jour, aucune coordination n’existe visant à organiser ces acteurs pour faciliter le développement et l’expansion de leurs activités.

1. ECLOF KENYA

ECLOF Kenya est l’un des comités nationaux ECLOF (NEC) affiliés à ECLOF International, basé à Genève, en Suisse. C’est une institution de microfinance fournissant des services financiers et non financiers connexes aux micros, petites et moyennes entreprises du Kenya dans le cadre de leurs activités génératrices de revenus. Ses facilités de crédit sont stratégiquement utilisées comme outils d’autonomisation pour les hommes, les femmes et les jeunes afin de les aider à atteindre le potentiel que Dieu leur a donné dans la gestion de leur entreprise. Elle a été enregistrée en vertu de la loi sur les sociétés (Cap 486) en tant que société à responsabilité limitée par garantie en 1994.

Elle s’efforce de servir ses clients avec professionnalisme et diligence, tout en respectant les valeurs chrétiennes, et en restant attachée à la création de richesses et à l’amélioration du niveau de vie. Elle a vocation à :

  • promouvoir « un monde de dignité humaine et de prospérité »
  • permettre aux clients de réaliser leurs rêves et de vivre une vie de richesse grâce à la fourniture de services financiers et non financiers connexes.

Pour ce faire, elle fournit les services et produits financiers suivants :

– les prêts commerciaux aux entreprises avec des plans de remboursement flexibles ;

– les produits de prêts agro-industriels, répondant aux besoins des paysans en matière de chaîne de valeur des cultures et de l’élevage. Cette gamme intègre également les produits agroalimentaires.

– les produits de prêt pour l’achat d’actifs à des fins commerciales ;

– les produits de prêt innovant pour l’enseignement supérieur notamment pour les étudiants travailleurs et ceux en fin de formation. Ce produit constitue une solution aux besoins éducatifs de la population ;

– les prêts pour rénovation de bâtiments et l’achat de mobilier et articles ménagers ;

– les prêts WASH pour les produits d’eau, d’assainissement et d’hygiène. A travers ce produit, elle cherche à assurer une vie digne à ses clients grâce à un accès facile aux équipements WASH de qualité abordable.

Elle offre également des services non financiers à ses clients à savoir la formation commerciale, l’éducation financière et le renforcement des capacités des clients dans la gestion de crédit.

 ADRESSE :

Siège social :

Bâtiment des bureaux royaux – 2e étage,

Mogotio Rd, à l’extérieur de Chiromo Lane, Parklands, Nairobi.

PO Box 34889-00100, Nairobi, Kenya.

Téléphone: +254 721 344 699, +254 707 661 077

Email: info@eclof-kenya.org

2. SMEP MICROFINANCE BANK

La SMEP Microfinance Bank Limited est une société anonyme constituée en vertu de la Loi sur les sociétés (Cap 486) et agréée par la Loi sur la Microfinance (Cap 493D) réglementée par la Banque Centrale du Kenya pour offrir des services bancaires centrés sur la microfinance et les PME. Elle a une filiale, la SMEP Insurance Agency, qui fournit des services d’assurance pour divers besoins d’assurance à la clientèle.

L’histoire de la SMEP MICROFINANCE BANK sur près de quatre décennies est remarquable. La noble idée de lancer une microfinance est née en 1975 lorsque le Conseil National des Eglises du Kenya (NCCK) a lancé un projet visant à nourrir les enfants des travailleurs du sexe dans la vallée de Mathare, à Nairobi. Leurs enfants souffraient de malnutrition aiguë et la nécessité d’une intervention pour sauver la santé de ces jeunes était nécessaire. Comme pour tout programme financé par un donateur, le besoin de durabilité est apparu. Car si le soutien nutritionnel transformait les familles, il les rendait néanmoins dépendantes. Comme l’a dit sagement un philosophe célèbre: «Donnez un bol de riz à un homme et vous le nourrirez pendant une journée. Enseignez-lui comment cultiver son propre riz et vous lui sauverez la vie. » Le projet a été repensé et concentré sur l’octroi de petits prêts aux mères (travailleurs du sexe) qu’elles ont investi dans de petites entreprises. Suite au succès de ce projet, NCCK a enregistré la société SMEP (Small and Micro-Enterprise Programme qui signifie en  français Programme des Petites et Micro-Entreprises) en 1999 pour entreprendre ce travail de manière plus ciblée et stratégique.

Quelques faits marquant la vie de SMEP MICROFINANCE BANK :

1975: Démarrage comme une branche de secours du Conseil national des églises du Kenya (NCCK).

1999: Evolution et transformation en Compagnie de Crédit. Agréée comme société à responsabilité limitée par garantie sous le nom de Programme des Petites et Micro-Entreprises.

2008: Abandon du programme des petites entreprises et des microentreprises et érection en institution de microfiance.

2010: Devient la troisième institution de microfinance (IMF) au Kenya à recevoir un dépôt national de microfinance par la Banque centrale du Kenya et ouverture de 6 succursales bancaires à travers le pays.

2011: Lancement du système bancaire mobile SMEP. Les clients de SMEP peuvent actuellement se retirer; vérifier les soldes, transférer des fonds, obtenir une mini déclaration en utilisant leur mobile.

2012: Première IMF en Afrique et deuxième au monde à lancer une carte de débit Visa auprès de ses clients. Les clients de SMEP peuvent désormais acheter, alimenter et obtenir de l’argent à n’importe quel distributeur automatique de billets.

La même année, elle devient la première IMF au Kenya à obtenir un accord de Capital Market Authority pour lever des capitaux grâce à une offre de placement privé pour permettre à SMEP Microfinance Bank Limited de se conformer aux termes de l’accord de CBK concernant le plafond de 25%.

2013: SMEP DTM change de nom pour SMEP Microfinance Bank selon la loi de 2013 sur la microfinance.

2015: Ouverture de la société SMEP Insurance Agency et de la 17th Banking Branch soutenue par 35 unités marketing et plus de 50 agents SMEP à travers le pays.

ADRESSE: SIÈGE SOCIAL:

KIRICHWA ROAD, OFF ARGWINGS KODHEK ROAD

P.O.BOX 64063-00620 NAIROBI, KENYA.

E-mail: info@smep.co.ke

Téléphone: +254 20 2673327-8 / 20 2055761/20 3572799

Fax: +254 20 3870191

Numéro de portable: +254 711 606900

3. CARITAS MICROFINANCE BANK

La Caritas Microfinance Bank (banque de microfinance Caritas) est l’une des treize banques de microfinance (MFB) du pays, enregistrée par la Banque centrale du Kenya et autorisée à opérer à l’échelle nationale. C’est une société privée dont l’objectif principal est de promouvoir le développement humain intégral par la fourniture de solutions financières abordables, innovantes et personnalisées. Elle est détenue par des catholiques et appartient à l’archidiocèse de Nairobi. Son initiative est le couronnement de trois décennies de travail. Des dires du cardinal Njue : « Elle a commencé il y a plus de trois décennies, lorsque l’on a identifié le besoin d’autonomiser économiquement les fidèles, en particulier les familles vulnérables de nos paroisses. Ce besoin a conduit à la création du premier groupe d’entraide en 1983 dans la paroisse de Kiriko à Gatundu, avec pour objectif principal de promouvoir l’autonomie parmi les membres. Le concept s’est ensuite étendu aux autres paroisses de l’archidiocèse de Nairobi. ».

L’idée de lancer la banque de microfinance a été évoquée dans le but de répondre aux besoins émergents des membres de ces groupes d’entraide qui dépassaient les capacités des groupes. Un an et demi plus tard, le micro-prêteur s’est transformé en une banque de microfinance très performante. Il est classé cinquième parmi les treize MFB autorisées. Le 12 juin 2015, la banque de microfinance de Caritas acquiert sa licence et est officiellement lancée par Son Eminence le Cardinal John Njue le 20 avril 2017 à la Basilique de la Sainte Famille.

Tel que rapporté par Caroline Mwendwa notre Référent au Kenya, elle serait en pleine croissance. En effet, juste après un an et demi d’opération, elle se classe cinquième sur les treize institutions de microfinance que compte le Kenya.

ADRESSE : SIÈGE SOCIAL

7th Floor Cardinal Otunga Plaza

Kaunda Street, Nairobi, KENYA

P.O Box 41353-00100

Tel : +254 20 4950000

E-mail: communication@caritasnairobi.org

 

4. USHINDI COMMERCIAL BANK

C’est la toute dernière des institutions financières chrétiennes en cours de création. Selon ses promoteurs, sa création a été motivée par le fait que « Tous les chrétiens ont le mandat d’atteindre l’humanité avec la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Cela ne se termine pas simplement par la conversion à la foi chrétienne, alors que toutes les exigences quotidiennes de la vie continuent d’avancer. Il y a donc une obligation impérative d’apporter la Bonne Nouvelle à chaque personne, en termes d’amélioration de leurs moyens d’existence grâce à une amélioration de leur situation financière. Les chrétiens sont à la base de toutes les activités commerciales dans tous les coins de notre nation. Pour la première fois, les chrétiens ont l’opportunité de se réunir au nom du Seigneur pour construire une BANQUE qui sera à la pointe de la TRANSFORMATION ÉCONOMIQUE DU PAYS. »

Elle entend être unique et spécifique de par son organisation et ses prestations à savoir :

  • Une structure de gouvernance chrétienne ;
  • La seule banque au Kenya à offrir des services bancaires aux ministères pastoraux (soutien aux œuvres religieuses et à l’évangélisation) ;
  • Mise en place d’une stratégie de vulgarisation de masse à très bas coût via le modèle de banque sans succursales ;
  • Développement d’un partenariat avec les Eglises et les institutions financières à l’esprit similaire.

Cette institution de microfinance chrétienne n’est qu’au stade de projet. Il est à espérer que ses promoteurs parviennent effectivement à sa création au grand bonheur de la communauté chrétienne et de la nation kenyane en général.

 CONTACT :

USHINDI COMMERCIAL BANK LTD (en formation) KENYA

Téléphone: 254 271814

 

EN COTE D’IVOIRE

La situation de la finance chrétienne en Côte d’Ivoire à quelques exceptions près est similaire à celle du Kenya. Elle est également animée par un nombre restreint d’acteurs, tous des institutions de microfinance qui sont d’avènement récent. Pour plusieurs raisons entre autres liées au fonctionnement, les deux tiers d’entre elles se sont vues retirer leur autorisation d’exercer. Certaines sont en restructuration afin d’une future réouverture.

Les institutions fonctionnelles sont :

– LA FONDATION ŒCUMÉNIQUE DE CRÉDIT (ECLOF-CI) ;

– LE FONDS NATIONAL CATHOLIQUE (FNC) ;

– LE FONDS NATIONAL D’INITIATIVES CHRÉTIENNES (FONIC).

Les non fonctionnelles sont libellés comme suit :

– LA COOPÉRATIVE FINANCIÈRE DE LA COMMUNAUTÉ CHRÉTIENNE (CFCC) ;

– LE FONDS DU MONT CARMEL (FMCA) ;

– LA CAISSE LOCALE D’ÉPARGNE ET DE FINANCEMENT – SAREPTA (CLEF SAREPTA).

– LA CAISSE DE SION ;

– LE FONDS D’AIDE SOCIALE AU DÉVELOPPEMENT LE « BON SAMARITAIN » (FASAD LE B-S) ;

– LA CAISSE CHRÉTIENNE D’ÉPARGNE ET DE CRÉDIT  « ABEILLE » (CCEC-ABEILLE).

 

1. LA FONDATION ŒCUMÉNIQUE DE CRÉDIT (ECLOF-CI) 

ECLOF est l’abréviation en Anglais d’Ecumeniacal Church Loan Fund qui signifie en français Fonds de crédit de l’Église œcuménique. La Fondation Œcuménique de Crédit ECLOF a été créée en 1946 à Genève en Suisse, au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Son rôle initial était d’aider à la reconstruction des églises détruites lors de la seconde guerre mondiale. Mais avec le temps, ECLOF a évolué et vise aujourd’hui l’établissement d’un partenariat entre elle et les églises, les agences ecclésiales ainsi que les organisations communautaires au sein de la société civile des pays où elle opère. Son champ d’action est beaucoup plus élargi car il s’étend tant aux organisations à but lucratif qu’à celles exerçant dans la microfinance.

Depuis lors, ECLOF est présente dans plus de quarante (40) pays dans le monde et dans près de douze (12) pays africains. La Côte d’Ivoire est le seul pays francophone dans lequel ECLOF opère, et ses bureaux y ont été installés depuis Décembre 1997.Avec sa représentation, ECLOF-CI s’est assigné les missions suivantes :

  • Accorder des prêts de développement aux églises et groupes d’inspiration chrétienne et à tout autre groupement de société civile ;
  • Faciliter l’accès à un crédit équitable à des groupes de pauvres et d’exclus ;
  • Faciliter le partage des ressources de manière à renforcer la solidarité, le progrès et l’autonomie ;
  • Eviter la dépendance et l’endettement extérieur.

L’institution de microfinance ECLOF-CI dispose de trois instruments d’intervention à savoir :

– le fonds de capital général : il a été mis place pour financer la construction de bâtiments ecclésiastiques, les écoles, les crèches, les logements, les centres sociaux et autres services sociaux…

– le fond de capital développement qui sert à financer les activités lucratives telles que les infrastructures sanitaires, l’agriculture, l’élevage, la pisciculture, les micros entreprises, le transport…

– le fonds de crédits solidaires à travers lequel ECLOF-CI accorde des prêts à d’autres institutions ou groupements exerçant dans des activités d’épargne et/ou de crédit.

Au départ, elle n’était pas une structure de mobilisation de l’épargne publique. Ses fonds de crédits provenaient essentiellement des fonds alloués par ECLOF international. Toutefois, elle pouvait mobiliser des ressources auprès d’autres bailleurs de fonds ou institutions financières en vue d’accroître ses possibilités d’intervention. Elle pouvait également mobiliser l’épargne publique sous la forme de garanties financières des prêts qu’elle accordait à son public cible.Mais le 13 décembre 2005, aux termes des statuts reçus par Maître Armand Guillaume BOA, Notaire à Abidjan, dûment enregistrés, la Nouvel Ecumeniacal Church Loan Fund de Cote d’Ivoire « N/ECLOF-CI » est constituée sous forme de Mutuelle et Monsieur KOUAKOU MANDOUADJA en est désigné Gérant. Son objet est :

– Rechercher les fonds d’appui au développement de la microfinance en Côte d’Ivoire ;

– Collecter l’épargne de ses membres et leur consentir le crédit ;

– Collecter l’épargne en milieu rural et urbain en vue de créer les conditions d’une insertion progressive et durable du secteur informel dans l’économie moderne pour un développement harmonieux de la communauté ;

– Apporter l’accompagnement nécessaire aux bénéficiaires de crédit ;

– Favoriser la solidarité et la coopération entre les membres ;

– Assurer le développement des capacités de ses membres ;

– Assurer la gestion des projets des fonds de crédit qui seront confiés à N/ECLOF-CI ;

ECLOF-CI octroie des prêts allant de un million à trente-cinq millions à des conditions souples. Elle reste affiliée à ECLOF-Genève qui est la fondation mère.

Adresse : ECLOF-Cote d’Ivoire

16 BP 722Abidjan, 16 COTE D’IVOIRE

Contact : 225 07 83 80 26

2. LE FONDS NATIONAL CATHOLIQUE (FNC)

L’idée de la création de ce fonds est née, selon le président de la CECCI, Mgr Alexis Touably Youlo, en mai 2013, lors de la 96ème Assemblée plénière de la CECCI tenue à Bingerville. La date du 08 juin 2014, dimanche de pentecôte, a été choisie par les plus hautes autorités de l’Eglise catholique de Côte d’Ivoire pour le démarrage effectif de ce fonds. Des dires de Mgr Ignace Bessi DOGBO, Evêque de Katiola et président du Conseil d’administration du Fonds National Catholique, celui-ci est une corbeille commune où tous les catholiques viennent déposer, à la Pentecôte, une somme d’argent dont le montant minimal est fixé chaque année par les évêques. L’Église appelle donc à la générosité des chrétiens.

La création du Fonds National Catholique (FNC) vise l’autonomie financière de l’Eglise. «Aujourd’hui, la mise en place de ce fonds s’impose comme une contribution à l’auto-prise en charge de nos Eglises dans un esprit de communion avec l’Eglise universelle » Le Fonds national a pour objectif d’aider l’Église à être financièrement autonome. La mission d’évangélisation comporte des charges spécifiques à divers niveaux. Les paroisses ont leurs charges ; les diocèses ont les leurs qui ne s’opposent pas forcément à celles des paroisses ; la communion des diocèses a les siennes. Ce Fonds a été mis en place pour entre autres « aider financièrement à entretenir les 7 séminaires nationaux abritant environ 600 séminaristes, héberger les directeurs des services nationaux et les aumôniers nationaux, rémunérer équitablement les agents pastoraux et les former adéquatement, et enfin participer à la promotion humaine à travers la pastorale sociale ».

La Conférence épiscopale, à travers le Fonds, a pu construire pour les évêques une cité de 32 appartements dans le quartier de Cocody, à Abidjan, baptisée « cité de la Paix ». Elle envisage aussi la construction du siège de la Conférence épiscopale, et qui pourra héberger les bureaux des services nationaux et des aumôneries nationales. Les évêques souhaitent aussi construire un institut de santé, c’est-à-dire une université catholique pour former uniquement les agents de la santé.

 ADRESSE : B.P. 713 Cidex 3 Abidjan-Riviera

Tél: +225 22.47.20.00

Fax: +225 22.47.60.65

E-mail : conferenceepiscopaleci@yahoo.fr

Site web : www.eglisecatholique-ci.org

 

3. LE FONDS NATIONAL D’INITIATIVES CHRÉTIENNES (FONIC-CI)

Le Fonds National d’Initiatives Chrétiennes (FONIC-CI) a été créé en 2006, dans le but de « marcher d’un même pas et s’unir sur la base de l’amour pour ensemble partager et réaliser les projets, (…) afin d’éradiquer la pauvreté en milieu chrétien et laïc, permettre aux églises et aux organisations coopératives d’avoir accès facilement aux crédits afin de financer des activités viables ».

Dès sa création, il s’est assigné les missions suivantes :

– Collecter l’épargne et octroyer des crédits à ses adhérents ;

– Favoriser la solidarité et la coopération entre ses sociétaires ;

– Améliorer les conditions de vie des sociétaires ;

– Promouvoir l’éducation économique, sociale et culturelle dans une perspective chrétienne ;

– Lutter contre la pauvreté et créer des emplois.

Ses produits et services sont :

– le crédit au fonctionnement ;

– le crédit d’investissement pour micro-projet ;

– le crédit scolaire ;

– le crédit aux coopératives ;

– le dépôt à terme (DAT) ;

– la micro assurance ;

– l’épargne populaire ;

– l’épargne agricole ;

– le transfert d’argent ;

– la domiciliation de salaires (salariés du public, du privé et retraités) ;

– le virement de fonds (national et international).

Il est ouvert à toute personne physique ou morale qui :

– jouit de ses droits civils, souscrit et libère une part sociale ;

– accorde un intérêt particulier à la communauté chrétienne et laïque.

ADRESSE : Sis au PLATEAU DOKUI, 1er feu tricolore en venant du zoo, Cocody

20 BP 1175 Abidjan 20-Côte d’Ivoire

Tel :(+225) 24 39 45 53

        (+225) 24 38 51 99 

Gsm :(+225) 01 32 82 81

          (+225) 40 20 28 62

          (+225) 08-92-53-00

Site: www.fonic-ci.org

4. LA COOPÉRATIVE FINANCIÈRE DE LA COMMUNAUTÉ CHRÉTIENNE (CFCC)

La Coopérative Financière de la Communauté Chrétienne, est un établissement financier chrétien spécialisé dans la micro finance qui a été initié par le Pasteur Joachim Tété DIGBEU, président de l’Eglise « La Mission Evangélique Foi et Gloire » et qui en est le président du conseil d’administration (PCA).

Expliquant les raisons qui fondaient la création de la coopérative, le pasteur initiateur déclarera : « La Bible n’interdit pas aux chrétiens de se lancer dans les affaires. En créant la coopérative financière de la communauté chrétienne (CFCC), ils sont en conformité avec la parole biblique. Ce qui différencie la CFCC des autres banques, c’est que nous nous inspirons de la parole de Dieu »

Avant son lancement, la CFCC fonctionnait déjà depuis la seconde moitié de 2003, mais sous la forme d’une caisse de dépôt et de retrait de clients. Son inauguration sera faite officiellement le dimanche 25 juillet 2004, par Mme Simone Gbagbo, épouse du président ivoirien Laurent Gbagbo. Elle sera même présentée par la presse nationale comme la “première banque chrétienne” en Côte-d’Ivoire. Après cette inauguration, le coup d’envoi des activités officielles sera marqué par une assemblée générale des sociétaires.

Bâti avec “l’esprit de Dieu”, cet établissement ambitionnait d’être une vraie banque pour la lutte contre la pauvreté, indiquait le quotidien ivoirien, “Fraternité Matin”.

En quelques années d’existence, cette coopérative financière comptait plus de 30 000 sociétaires et occupait la deuxième place au classement des institutions de microfinance en Côte d’ Ivoire,  après la Coopérative d’Epargne et de Crédit (COOPEC).

Aujourd’hui, cette institution financière fait l’objet d’un redressement judiciaire et est sous administration provisoire. Monsieur Gonty Tia Albert en est l’administrateur provisoire pour un mandat de deux ans non renouvelable. Des dires de l’Administrateur, lors de la dernière Assemblée générale, celle-ci a été victime d’une mauvaise gestion de ses prédécesseurs. Ces derniers n’auraient aucunement respecté les fondements et les conditions de l’octroi de crédit et que plus de 1 500 000 000 de francs CFA restaient à recouvrer alors que plusieurs bénéficiaires de ces crédits sont introuvables. En effet, ces créanciers étaient pour la plupart sans adresses géographiques, téléphoniques et plusieurs étant fictifs. Toujours selon l’Administrateur, certains dirigeants de l’institution qui n’avaient aucun lien avec les finances y ont occupé des postes stratégiques. C’est l’exemple d’un diplômé de chimie qui y a occupé le poste de contrôleur financier.

L’Administrateur provisoire dans le cadre de ses activités de redressement, a pu obtenir l’engagement de plusieurs partenaires à accompagner l’institution en lui octroyant une aide financière tout en sollicitant l’implication totale des sociétaires dans ce processus, surtout pour le remboursement des prêts accordés.

ADRESSE : Non disponible

 

5. LE FONDS DU MONT CARMEL (FMCA)

Le Fonds catholique du Mont Carmel a été créé par la Communauté catholique du même nom. Opérationnel depuis août 2007, il a été officiellement présenté à la communauté nationale en général, et catholique en particulier, le 4 avril 2009, au siège de la Conférence Episcopale Régionale de l’Afrique de l’Ouest (CERAO). Le FMCA se présente comme « première institution de micro finance catholique de Côte d’Ivoire »

Pour le Président du Conseil d’Administration (PCA), monsieur AKA KASSI, le fonds a pour objectif de :

-donner les moyens aux pauvres et aux démunis pour assurer le financement de leurs activités ;

– développer l’esprit d’épargne, d’entraide et de solidarité afin d’obtenir la restauration financière de ceux-ci ;

– encourager l’entreprenariat pour relever le niveau social des populations.

Comme toutes les structures de micro finance, les services proposés nécessitent une épargne préalable dont le double ou le triple peut être obtenu sous forme de prêt.

Toutefois, des projets peuvent être financés sans épargne préalable, après une étude approfondie de leur viabilité. Le jour de son inauguration, son PCA a invité les catholiques et les non catholiques à se mobiliser pour le soutenir en se constituant en bailleurs de fonds. «En effet, par le jeu de la solidarité, ils peuvent mettre gracieusement une partie de leur argent à la disposition du Fonds ou sous forme de crédit pour combattre la pauvreté. Car comme l’a dit le Pape Benoît XVI, pour avoir la paix, il faut lutter contre la pauvreté».

Le FMCA fait des offres spéciales aux populations à savoir des prêts scolaires, des financements de projets, du soutien aux missionnaires, etc. La particularité du FMCA est qu’il permet aux personnes qui ne peuvent pas avoir accès aux prêts dans les banques classiques de pouvoir entreprendre une activité rémunératrice.

ADRESSE : Non disponible

 

6. LA “CLEF SAREPTA”

La “Clef Sarepta” est une institution financière initiée par les femmes protestantes méthodistes du district de Dabou (qui couvre 6 Départements), ville située à moins de 50 kilomètres d’Abidjan. D’où le sigle C.L.E.F qui signifie Caisse Locale d’Epargne et de Financement, et Sarepta pour faire allusion à la veuve de la localité qui porte ce nom dans la sainte Bible. Son lancement a eu lieu à l’hôtel communal de Cocody en présence d’autorités religieuses, politiques et gouvernementales.

Selon Mme YEDEDJEME Adèle, Présidente du Conseil d’Administration, la “CLEF Sarepta” a pour objectif d’aider les femmes à épargner, à avoir accès au crédit, afin d’entreprendre des activités génératrices de revenus pour se prendre en charge. Pour ce faire, ces femmes cotisent par mois 3.000 F CFA chacune. Pour alimenter la caisse, elles peuvent donner 100F ou 200F par jour. Pour avoir accès à un crédit, elles doivent pouvoir épargner au moins 10.000 F. Une fois cette condition remplie, elles peuvent bénéficier jusqu’à trois fois le montant de l’épargne.

La “CLEF Sarepta” sera étendue à toutes les femmes de Côte d’Ivoire sans distinction aucune. La particularité de cette structure est l’existence en son sein d’un groupe appelé solidarité. Il est formé par des femmes qui se constituent en sous-groupes de 5. L’ensemble de plusieurs groupes solidaires d’un département, d’une région forme une CLEF locale avec trois comités locaux de crédit, de surveillance et de coordination. La CLEF SAREPTA formée par l’ensemble des CLEFs locales est gérée par une directrice et une secrétaire générale qui en sont toutes membres. Elle est dotée d’un Conseil d’administration, d’un Comité de crédit ainsi que d’un Comité de surveillance et de recouvrement. Le problème de garantie ou d’aval est résolu par le groupe solidaire qui devient lui-même l’aval et la garantie du demandeur du crédit ; l’existence d’au moins un lien commun permet le recouvrement quasi total des prêts octroyés, l’autogestion et l’autocontrôle permettent de rassurer l’épargnante sur le devenir de son épargne.

ADRESSE : Non disponible

A ce jour, seul un tiers des institutions financières chrétiennes fonctionnent ; les autres s’étant vu retirer leur autorisation d’exercer.

LISTE DES INSTITUTIONS DONT L’AUTORISATION D’EXERCER A ETE RETIREE

 

Structures Dénomination Date et numéro d’autorisation Arrêtés portant retrait d’autorisation Motif

 

1 CAISSE DE SION Caisse de Sion Arrêté n°122 du 10 mai 1999 A-1-1-10/98-15 N°735/MEF/DGTCP/DM* du 05 août 2008 Echec de la surveillance rapprochée,

Situation de quasi faillite

2 FASAD le B-S Fonds d’Aide Sociale au Développement le Bon Samaritain Arrêté n°021 du 19 janvier 2001 A-1.1.8/2000.4 N°1059 MEF/DGTCP/DM* du 26 octobre 2009 Non transmission des états financiers,

Cessation des activités

3 CCEC-Abeille

 

Caisse Chrétienne d’Epargne et

de Crédit Abeille

Arrêté n°136 du 08 mai 2006 A-1.1.19/06-11 N°147/MEF/DGTCP/DM* Du 04 août 2011 Non transmission des états financiers,

Aucune adresse connue

4 RESEAU CFCC Coopérative financière de la Communauté Chrétienne Arrêté n°463 du 21 novembre 2005 U-1.1.2/05-12 N°148/MEF/DGTCP/DM* du 04 août 2011 Echec de l’administration provisoire,

Absence de ressources financières

5 FMCA Fonds du Mont Carmel Arrêté n°23 du 22 janvier 2007

 

N°351/MPMEF/DGTCP/DM* du 21 octobre 2016 Institution non viable

 

6 CLEF SAREPTA

 

Caisse Locale d’Epargne et de Financement Arrêté n°62 du 23 avril 2002

 

N°283/MEF/DGTCP/DRSSFD* du 04 août 2017 Cessation d’activités

Structure non viable

 

MEF : Ministère de l’Economie et des Finances

DGTCP : Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique

DM : Direction de la Microfinance.

DRSSFD : Direction de la Règlementation et du Suivi des Systèmes Financiers Décentralisés.

 

 

 

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